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Par: Patricia Clavel
patricia_clavel_netblues@hotmail.com Photos: Johanne Kirouac - Louise Gosselin Vidéos: Réjean Nadon |
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C’est la fin de l’été et je vous avoue que j’ai envie d’assister à ce festival avant que le beau temps et sa chaleur nous quittent. La programmation étant alléchante puisqu’elle suggère des noms connus tels que Steve Rowe, Jim Zeller, Carl Tremblay, Bob Harrisson, Pat The White, Les Grandes Dames du Blues sous la direction musicale de Paul Deslauriers, J.J. Milteau et l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, Plume, puis tant d’autres.... beaucoup même. À un point tel que ma |
Spectacle Exception Blues
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C’est donc du 18 au 21 août 2005 que j’aurai ainsi qu’avec des milliers de spectateurs l’occasion d’assister à 4 jours de bon blues en plein air ou en salle. Des festivités jeunesses ont lieu pour les plus jeunes et la tradition du concept ‘’Exception Blues’’ se tient toujours. Cette année, Martin Deschamps, Breen Leboeuf et Yelo Molo grimperont sur la grande scène Hydro-Québec.
J’arrive donc sur le site en cette première
belle journée remplie de soleil, un soleil qui aura tellement brillé
de tous ses rayons, qu’il en prendra congé les 3 jours suivants.
La majorité du Festival se sera déroulée sous un ciel
pleureur. Il faut dire que le blues est synonyme de mélancolie...
C’est une façon de voir les choses.
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C’est le Rosy Blues Band, finaliste du concours
‘Relève en Blues’ qui a brisé la glace du festival. Précisons
qu’à la même heure de chaque jour, deux autres finalistes
s’exécuteront.
Le Rosy Blues Band a capté mon attention dès le début. Que ce soit pour le talent des musiciens, dont celui du guitariste Carl Dutremble ou encore pour la voix imposante de la jolie Rosy dont le timbre est idéal pour chanter du blues. Celle-ci a débuté avec une interprétation de ‘’Good Times’’ et a poursuivi avec, ‘’Crossroad’’, ‘’Jumpin Jack Flash’’ ainsi que quelques autres chansons. Le quatuor a su offrir une prestation de qualité lors de ce concours, dont le nom des gagnants sera dévoilé lors de la dernière journée et déterminé par un jury que le Festiblues a sélectionné. Non seulement la finale conclura-t-elle l’unique expérience de ces artistes mais elle sera également, souhaitons-le, suivie de plusieurs autres. Il est important d’encourager la relève. Cela nous permet de préserver le blues, de le voir évoluer parmi d’autres générations qui pourront le mettre en valeur et s’assurer d’en rendre les racines mémorables. |
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Quarante-cinq minutes plus tard, Carl Tremblay,
accompagné de Jimmy James à la guitare, débutait son
spectacle sur la grande scène au grand bonheur d’une foule à
l’allure sereine. L’harmoniciste et chanteur nous a livré un ‘’Suzie
Q’’ énergique et s’est même faufilé au coeur des spectateurs
tout en saluant les fans et en étant simplement le gars sympathique
qu’il est, ainsi que l’artiste talentueux.
Suivront également, ‘’Dock of the Bay’’, ‘’Houng Dog’’ et d’autres chansons du répertoire de Tremblay, sans négliger la mention des jeux de guitare de Jimmy James qui, chaque fois, parviennent à m’hypnotiser et m’en faire tomber la mâchoire. Un jeune couple très amoureux a sauté la clôture devant la scène pour le simple trip de danser l’autre côté. Je les ai trouvés beaux dans leur douce rébellion. Carl Tremblay a accroché bien des sourires ce jour-là et le duo n’aura point été privé d’applaudissements. |
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Un aspect que j’aime bien dans les festivals
est de découvrir différents artistes qui viennent d’ailleurs.
J’aime voir leur façon d’interpréter le blues, comment ils
le ressentent et l’évacuent en s’exprimant au travers la musique.
Il ne s’agit pas nécessairement de différence majeure chez
les artistes d’une province ou d’un pays à l’autre, mais j’imagine
que c’est normal qu’il y en ait. Nous sommes après tout ne serait-ce
qu’un tout petit peu le reflet de notre société ou de notre
environnement.
Chose certaine, les groupes GoGo Blues (Danemark), Spoonful (France), Bob Lamothe Blues Band (États-Unis) et The Chuck Lambert Band (États-Unis) m’ont livré cette sensation et je les ai tous appréciés sincèrement. Mon coup de coeur s’arrête toutefois sur The Chuck Lambert Band qui s’est manifesté le troisième soir. Vraiment ceux-ci m’ont impressionnée et ce groupe demeure bien ancré au fond de ma mémoire. |
| J’ai ressenti une intense complicité parmi
les musiciens et un plaisir flagrant d’y être. C’est sans doute ce
qui a créé cette boule d’énergie qui roulait dans
la foule. Une foule particulièrement nombreuse et en accord pour
faire la fête. Une de celles qui fait le plus grand bien aux artistes
sur scène. En fait j’imagine, puisqu’elle participe, se fiche de
la pluie et se laisse envelopper par la musique, regroupant des gens de
tous âges sur lesquels s’affichent une bonne humeur qui fait drôlement
du bien et cela pour tout le monde.
Le chanteur, vêtu de blanc contrastant avec sa peau, un chapeau sur la tête et de grosses lunettes ne dégage que de la sympathie. De plus, il possède une voix profonde qui le rend impressionnant à mes yeux. Son image, sa musique et sa voix me rappellent l’idée que j’avais d’un bluesman, typique d’un film probablement. Ils sont cinq regroupant un harmoniciste, un bassiste, un drummer et un guitariste. J’ai eu un faible pour Vinnie Puryer, le bassiste aux gigantesques doigts qui a su me faire écouter son instrument à merveille. Parmi le répertoire, on a pu entendre ‘’Mojo Working’’ ainsi que bien d’autres. |
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Le groupe se sera permis, dit-il, de jouer du
Muddy Water à leur façon.
L’harmoniciste est descendu de la scène pour retrouver les spectateurs. Le guitariste a joué un super solo et on aurait voulu que ça continue. Vers la fin, on entend Chuck Lambert dire ceci: No mater what.... someday you’re gonna have the blues! Et la superbe foule en redemande, un rappel s’exige. Le groupe des États-Unis, visiblement consentant à l’idée du temps supplémentaire, n’aura pu dépasser l’heure imposée bien bien longtemps, règlement oblige et bien malgré eux. J’ai pris la peine d’aller les rencontrer après le spectacle, question de les saluer et de les féliciter. Ils sont tous aimables et ont bien aimé leur expérience à Montréal. Si jamais ils reviennent dans le coin, je vous le dis, ça vaut la peine d’aller les voir. |
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| Malted Milk, étant le dernier groupe participant
du concours, tentait sa chance le samedi suivant. N’ayant rien pour faciliter
la tâche du jury, puisque la chanteuse, Anne-Marie Pilon, a toute
une voix! Sans compter son énergie débordante lui permettant
une présence scénique remarquable ainsi qu’une aisance dont
il est très avantageux de posséder pour un chanteur ou une
chanteuse. C’était nécessairement un atout, car Malted Milk
a remporté la première place de ce concours, dans lequel,
il faut l’admettre, la compétition fut de mise.
Le spectacle, qui aura fait jaser de lui plus que tout, est celui de notre légendaire Plume Latraverse. Des milliers de personnes ont profité de l’occasion pour venir entendre celui qui se fait plutôt rare ces dernières années. Ayant promis de creuser dans son répertoire blues autant que possible, la performance de Plume a emballé beaucoup de monde. Ainsi que les médias, puisque le lendemain matin, le Journal de Montréal publiait en première page une photo assez loufoque de l’artiste, durant une interprétation de son spectacle de la veille. |
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Spectacle Les Grandes Dames du Blues
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Évidemment que je n’allais pas rater les Grandes Dames du Blues! Le concept de Brian Slack, avec lequel le Festiblues collabore, voulait des interprètes offrant ‘’leur vision du blues au féminin’’. Cela, sous la direction musicale de Paul Deslauriers. On nous a offert la crème de la féminité blues. C’est-à-dire: Dawn Tyler Watson, toujours aussi ravissante, talentueuse et bête de scène, ainsi que Kim Richardson dont il est inutile de mentionner la quantité de frissons que la chanteuse m’a émise. J’ai eu la chance aussi d’entendre Sue Foley, originaire de l’Ontario, qui franchement est une épatante guitariste que l’on qualifie être populaire dans le Canada anglais. Mais ce n’est pas tout, deux autres dames seront aussi de la partie. La chanteuse Mélanie Renaud qui elle, dans son cas, explore le rythm'n blues qu’elle a dans le sang. Elle s’est contentée de chansons davantage popularisées mais qui ne changeaient absolument rien à la beauté de ses interprétations. |
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De plus, on sent immédiatement l’amour
du blues chez Mélanie Renaud. Elle danse bien et ses yeux, de loin
ou de proche, nous indiquent combien elle est passionnée.
Nancy Desmarais, chanteuse du Blues Berry Jam, a aussi hérité d’un titre de Grandes Dames du Blues. Chaque fois que j’ai pu entendre cette chanteuse, j’ai sans cesse eu l’impression qu’elle se donnait à fond, qu’elle avait réellement le blues dans le sang et qu’elle pouvait aller loin. J’ai envie de dire que la voix de cette chanteuse me fascine et me séduit l’oreille. Oui!, Pouvoir décider de mes cordes vocales, je choisirais les siennes! Aux côtés de Paul Deslauriers, un guitariste qui ne déçoit jamais grâce à son professionnalisme et ses compétences artistiques, tous deux ont fait d’excellentes performances et se sont éclatés de plaisir, ça paraissait!!! |
Jean Jacques Milteau
Et l'Orchestre Métropolitain
du Grand Montréal
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Je ne peux ignorer le tout dernier spectacle
de cette édition. Celui-ci était attendu par plusieurs et
se révélait prometteur puisqu’il présentait un concept
jamais vu, consistant à réunir Jean-Jacques Milteau, un harmoniciste
français de réputation internationale, son guitariste Manu
Galvin, tous deux accompagnés de l’Orchestre Métropolitain
du Grand Montréal. Ce devait être sous la direction de Yannick
Nézet-Séguin mais ce dernier a dû se faire remplacer
à la dernière minute par M. Alain Trudel qui s'acquita de
sa tâche avec brio.
Peut-être que l’attente des gens n’a pu entièrement être comblée ce soir-là. Soit par la faute d’une pluie trop fidèle et persistante ou encore de quelques problèmes techniques sonores. Peu importe, le concept s’est avéré intéressant et j’ai su apprécier la visite et le talent de l’harmoniciste Jean-Jacques Milteau. Sachez que certains des bars environnant le quartier Ahuntsic, participent à leur façon en présentant en fin de soirée des spectacles de blues live. Je n’ai pas pu en profiter à mon plein gré, mais j’aurai du moins fait un saut au Bienvenue Bar Salon, là où Riot and his Rythm Devils ont livré leurs compositions des plus entraînantes telles que ‘’Goin’ out Drinking’’ et cela devant un bar plein à craquer. Riot sous un éclairage rouge vif justifiant le nom du groupe a beaucoup donné, sautant et dansant, comme le veut un rituel de gros party. |
![]() Porte-parole du Festiblues |
| Bien sûr que je pourrais prendre plusieurs
pages à décrire le Festiblues et les nombreux artistes de
sa huitième programmation. Mais me liriez-vous jusqu‘au bout? Non
mais sans blague, une telle longueur serait quasi ridicule. Sachez, en
toute franchise, que j’ai apprécié chaque journée
du festival au parc Ahuntsic. Ce parc métamorphosé en un
joli site festivalier propre et accueillant. Le grand nombre de bénévoles
s’impliquant pour l’occasion ainsi que ses braves organisateurs ont franchement
fait preuve de serviabilité, de coopération et d’amabilité.
Tout ce monde, caché derrière la concrétisation de
ce festival, mérite une fière chandelle.
Je vous lance donc l’invitation pour la neuvième édition du Festiblues de Montréal 2006, qui se déroulera vers la fin de l’été. Un site internet est à votre disposition pour de plus amples renseignements: www.festiblues.com. Dans mon cas je lève la main, je serai présente. Souhaitons simplement que cette fois-ci le soleil penchera de notre côté!!! |
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Bon Festiblues 2006!!!
Patricia Clavel
Jim Zeller - Carl Tremblay |
Orchestre Métropolitain du Grand Montréal |
Justine Therrien - Martin Deschamps |
Exception Blues |
Blues Berry Jam |
Chuck Lambert |
Paul Deslauriers |
Jim Zeller |
Bernard '' Bingo'' Deslauriers |
Jean-Sébastien Chouinard |
Jean-Bertrand Carbou |
Sam Harrisson |
Marc Deschênes |
Sue Foley |
Jean Millaire |
Bob Harrisson |
Valérie Cormier |
Ricky Paquette