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Pierre '' Goly '' Jobin
amisdublues@videotron.ca Site Web: Les Amis Du Blues |
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La passion comme on respire, le goût d’en donner comme un besoin
viscéral et naturel, le guitariste et chanteur Max Summer trimballe
ça depuis vingt-cinq ans… Tombé dans la musique du tournant
des années 70, les Grand Funk Railroad, Jimi Hendrix, Johnny Winter,
son maître à jouer, et puis Stevie Ray Vaughan, il envoie
des volées de bois vert de rock et des braises de blues.
Charlie, son fils qui a maintenant neuf ans, a tapoté les chaudrons et les cymbales, dès l’âge de quatre ans, puis joué de la slide en open tuning, au cours de premières parties de spectacle de son père. Il a choisi la batterie et assure le beat du band, sous les conseils du paternel. Isabelle, par goût, et peut-être aussi pour ne pas être en reste avec «ses hommes», s’est mise à la basse, depuis quelques années… et ça s’est mis à groover en famille… |
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Pas banal, non, comme histoire! Des vocations de romanichels ou de blues family, ça peut naître au Québec, pas juste en Europe de l’est ou dans l’ Sud des Etats-Unis… ou ailleurs!… Après le lancement récent de leur premier album, on sent qu’il y a déjà une cohésion dans leur démarche artistique qui ne demande qu’à se buriner sur la route, au gré du kilométrage illimité.Car comment, au départ, vous parler de la Summer Family si ce n’est que via leur CD intitulé Number One, leur carte de visite qui en dit long sur leurs goûts et réalisations actuelles. D’entrée de jeu, on peut dire que Number One est plus blues, blues rock que Kilométrage Illimité, premier album de Max Summer paru en 1998, qui lui était majoritairement du côté rock du sas. Car, revirez ça comme vous voulez, blues rock, rock blues, ça sonne Summer Family, et ils y ajoutent, bien sûr, leur touche personnelle… et aussi, francophone! |
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Isabelle ouvre le CD au vocal avec Blues This Bad, une pièce de Jon Paris, un temps bassiste de Johnny Winter. Voix posée, un slide électrique, beat bien accoté; le paysage sonore se déroule, s’installe sur médium tempo. Summer enchaîne avec une version de Parchman Farm de Mose Allison qui n’est pas sans rappeler le blues psychédélique de la Côte-Ouest californienne. Il poursuit avec une compo co-écrite avec P. Drake qui s’intitule Deep Down South et sur laquelle Carl Tremblay vient émailler de son harmonica entraînant, débridé de «reel blues». Mr Summer remet ça dans les classiques avec un Good Morning Little School Girl de Sonny Boy Williamson, bien marqué, brinquebalant sous les baguettes de Charlie. Puis Summer expose son savoir-faire à la slide dans une version de Rollin’ And Tumblin’ de Mc Kinley Morganfield A.K.A. Muddy Waters qui sonne chaud!! Pour les amateurs de slide électrique avec slide de métal!… |
| Isabelle revient sur My Friend (Sister), une pièce originale
de La Summer Family, shuffle uptempo où l’on sent tous les musiciens
à l’aise et un Carl Tremblay, particulièrement loose-souffleur.
«No need to explain why we are on the same fly», chante-t-elle.
Puis, l’appel du rock n’roll, naturel, irrépressible, chez Summer
trouve écho dans Johnny Guitar, une reprise de Johnny «Guitar»
Watson qu’il s’approprie et rend crédible, sans peine. Circus Cartoon
est une trame sonore de dessins animés, une petite toune rafraîchissante,
de transition.
Le CD se termine sur Dusty Boots, une reprise acoustique de Les Bottes Dans Poussière, chanté en famille. Il s’agit, en fait, de la même pièce francophone qui ouvrait le premier CD de Max Summer. Ça raconte tout simplement une tranche de vie d’un musicien de blues sur l’interstate. «No frills», c’est la vraie affaire et tout le monde participe! |
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Ce que je retiens de cet album, c’est le naturel, la direction et la drive. Le naturel, parce qu’il n’y a rien de forcé, la direction dans le sens que le choix des pièces forme un tout cohérent et évolutif, et la drive pour le plaisir de jouer qui fait faire des pas de géant. L’enregistrement «plus et in» a été réalisé par Michel «Mo Blues» Ouellette (www.moblues.ca). Number One est la première borne du nouveau band, à partir de laquelle, La Summer Family pourra toujours mesurer le chemin parcouru. Les ingrédients sont là pour voyager, notamment en France où Summer a connu des heures fastes, entre autres quand il avait chauffé la place au max, en première partie de Bo Didley et fait les premières parties de Canned Heat et de Dr Feelgood. |
![]() Photo prise au studio |
Pierre '' Goly '' Jobin