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Par: Sylvain Chartrand
Photos: Aldo Druda sylvainch@videotron.ca Radio Le Net Blues---- |
Vincent Druda au Troquet du Vieux Hull
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Lundi 2 octobre 23 heures; J’arrive au Café
Le Troquet du Vieux Hull au pas de course. Je salut les réguliers
de la place qui semblent me dire ‘‘il est temps que t’arrive’’ et je m’accote
au bar comme je le fais habituellement quand je suis en retard. La deuxième
partie est commencée et tout le monde semble être dans le
'mood' du concert. J’ai du temps à rattraper donc je bois à
grande gorgée ma bière que le barman m’a déjà
servi. Celui qui joue ce soir est Vincent Druda. Un des guitaristes de
blues les plus appréciés du Québec. Il n’a que 21
ans mais compte déjà trois années de carrière
professionnelle. Il n’est pas seul et je m’efforce de reconnaître
les autres membres du groupe, un harmoniciste, une chanteuse, un batteur
et le bassiste Gaétan Boulerice. Ce dernier est le seul que je connais.
La salle est réchauffée, le son est parfait et je suis déjà entrain de savourer une bonne soirée de blues. Ça me semble être une chanson de Muddy Waters. Le guitariste chanteur, Vincent Druda combine les éléments du blues traditionnel avec un jeu résolument moderne, presque rock. Surtout avec la pièce qui suit: I’m Going Down. Son jeu de guitare est impeccable, le style est personnel, marqué par de bon solo, des changements de tonalité, un mélange de virtuosité et de feeling mais aussi une voix et une maturité étonnante pour un artiste aussi jeune. |
| Je scrute l’auditoire et j’aperçois Aldo, le père de Vincent. Je me joins à lui qui m’en apprendra sur les musiciens qui accompagnent son jeune protégé. J’apprends que la charmante jeune fille est Tina Dee, la jeune sœur de Vincent. La demoiselle chante le Blues avec inspiration, simplicité, sobriété, et passion. Une voix dans le registre de Mariah Carey, un brin moins puissant mais elle n’a que 17 ans. Tina Dee sera à l’évidence l’une des révélations pour les prochaines années. Puis l’harmoniciste est Pat Loiselle. Je le connaissais de réputation désormais je pourrai mettre un nom sur le visage. Le batteur Dominique Legrand est un membre régulier du groupe de Steve Rowe puis, Gaétan Boulerice complète la section rythmique. Celui qu’on surnomme Toe Blues n’a plus besoin de présentation dans le milieu blues. Gaétan accompagne plein d’artiste blues et sa façon de jouer avec enthousiasme semble contagieuse. |
| Comme c’est toujours le cas, Vincent à un look impeccable, d’allure bien habillé, il semble calme sur scène. Mais il peut nous surprendre comme quand d’un trait, il détache sa guitare la pose par terre, s’agenouille et se met à jouer un solo de slide endiablé. Une corde se brise soudainement, ou est-ce volontairement, peu importe ce n’est pas ça qui va l’arrêter. Il se lève et fini son solo en glissant son soulier sur les cordes et en piétinant littéralement sa Stratocaster au grand étonnement des autres musiciens. Il ramasse sa guitare, brise une autre corde, cette fois bien volontairement, puis fini son solo dans la distorsion total au grand plaisir des spectateurs qui applaudissent cette excursion qui nous rappelle à la fois Jimi Hendrix et le groupe The Who. Il reprend tranquillement le micro en nous confiant que son luthier aime bien quand il lui rapporte ses guitares amochées. Rire général. Il ramasse ensuite une Fender Telecaster et reprend son concert. Du Paul Butterfield, Robben Ford en passant par Jimi sans oublier ses propres compositions. C’est très varié mais ça reste dans les sillons du blues. Vincent sait aussi comment se comporter sur scène et c’est avec classe qu’il laisse les autres musiciens brillés à leur tour sous les projecteurs. Pat Loiselle y est d’ailleurs allé de plusieurs bons solos d’harmonica. Attention, ce dernier peut aussi jouer de la guitare. Il a échangé plusieurs bons solos avec Vincent. Puis de temps en temps, il n’avait qu’à jeter un coup d’œil complice vers Tina Dee qui comprenait aussitôt que c’était son tour de prendre le micro. | ![]() |
| Le concert semblait se terminer après trois bonnes parties quand
une demande spéciale surgit au moment où Vincent allait détacher
sa guitare. On demande Me and the Devil. Pour se faire, le musicien nous
sort une grosse guitare noire de sept cordes. Une rare Schecter Omen 7
qui semble faite sur mesure pour le groupe Metallica. Et le voilà,
qui commence à en jouer. Un gros son grave nous délecte les
oreilles. On a l’impression qu’il peut s’électrocuter avec cet instrument.
Ah! Je reconnais ce son. Je connais maintenant le fameux secret du son
de guitare de cette chanson de Robert Johnson qui est sur son CD Blues
With Attitude. Vincent a complètement électrisé cette
pièce. On dirait presque Black Sabbath qui joue de blues. Le show
se conclus sur ces notes que tout le monde a semblé apprécier.
Hey! Si Vincent Druda et son groupe passe par chez vous, attrapez-les.
Sylvain Chartrand |
Webzine Le Net Blues
| Par: Réjean Nadon
Photos: Aldo Druda - Louise Gosselin |
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Photos: Louise Gosselin |
Le 15 février dernier, Vincent Druda et
son équipe des Productions Voodoo Blues présentaient leur
tout premier album Blues With Attitude aux Montréalais sur
la scène du Petit Café Campus de la rue Prince-Arthur à
Montréal. Plusieurs amis et collaborateurs au projet étaient
présents. On y a vu, Bobby F White qui fut, nous disait-on,
le premier à inviter Vincent sur une scène alors qu’il n’avait
que 17 ans. D’autres musiciens du circuit blues sont venus encourager
Vincent dont : Rick L Blues, Steve Rowe accompagné de son
épouse Kathy, le bassiste et contrebassiste Costa Zafiropoulos,
Kenny Dupree, Kevin Mark, Brian Frank, Laurier Gagnon, le bassiste
Gaétan Boulerice ainsi que Dan Berhman animateur radio de l’émission
blues Espace Libre sur les ondes de Radio-Canada.
Vincent est entré en scène accompagné des 5 musiciens qui ont collaboré à l’album, Rick Vannelli à la basse, Dany Mathieu à la batterie, Gilles Lauzon au saxophone, André Bisson à l'orgue ainsi que Claude Hallé à l'harmonica. Il débuta sa prestation avec une pièce musicale originale intitulé Reggie’s Blues, pièce que Vincent m’a dédiée et dont j’ai été grandement touché de cette marque d’estime. 35 minutes de blues intense qui se termine dans un boucan d’enfer avec la pièce Shake your Money Maker. |
Lancement au Willy's Pub de Valleyfield
Dany Mathieu |
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Claude Hallé - Vincent Druda |
| C’est dans un club rempli à craquer de
fans et d’amateurs de blues, le Willy’s Pub de Valleyfield, ce 25 novembre
dernier, que Vincent Druda a lancé son premier album.
Les médias locaux étaient au rendez-vous et c’est dans une ambiance électrisante que Vincent Druda et le Voodoo Blues marque un nouveau départ. Le groupe a pris beaucoup de rondeur depuis un an. Le p’tit gars d’Acton Vale qui patauge depuis sa tendre enfance dans la marmite blues de son père Aldo a déjà accumulé suffisamment de bagage musical pour nous numériser ce premier album. À la blague je lui demande : ‘’Hey Vincent, à quand le deuxième ?’’ et de me répondre : ‘’J’ai presque trois autres pièces de terminées!’'. Le blues plein les voiles il nous propose un album qui devrait plaire à tous. Pour ce faire, il s'est entouré de ses deux fidèles complices Rick Vannelli à la basse et Dany Mathieu à la batterie. Plusieurs autres invités ont mis la main à la pâte avec entre autres : le jovial auteur/harmoniciste Claude Hallé, Gilles Lauzon au saxophone, André Bisson à l’orgue B3 et piano, ainsi que la petite sœur de Vincent, Tina qui y va tout en voix dans les harmonies. L’album intitulé, Blues With Attitude, nous propose 12 titres. La première pièce, Reggie’s Blues, en est une instrumentale originale, elle donne le ton à l’album qui place la guitare électrique au premier plan. |
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À la deuxième pièce Our
Love is Drifting de Gravenites, on y décèle tout
le panache du guitariste qui nous démontre son savoir faire mais
aussi son savoir plaire. Puis ça continue avec des pièces
de Robert Johnson dont Me and the Devil. Dans cette pièce
plus particulièrement, Vincent nous propose un son de guitare souround
directement sortit de l’enfer. Il s’est fait construire une guitare à
7 cordes spécialement pour celle-ci. Puis un Jessie James salé,
de l’auteur canadien David Gogo, sans oublier la pièce Sonny
boy blow de John Mayall.
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J'accorde une excellente note à cette
production de chez nous. Une bonne qualité sonore, un soucis d’originalité
mais surtout l’âme pure du blues de cet auteur/compositeur/interprète
au début d’une carrière débordante d’idées.
Attention! amateur de valse à trois temps s’abstenir… Plusieurs
autres lancements sont prévus dans différentes régions
( Voir bande annonce).
Réjean Nadon |
Webzine Le Net Blues
Par: Réjean Nadon
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En se promenant cet été dans les
divers festivals blues au Québec on pouvait y déceler plusieurs
nouveaux visage bien décidé à faire partie de la grande
famille blues et blues/rock d’ici. Un de ceux-là, qui en a dans
le ventre c’est Vincent Druda. Je doit dire que je l’ai rencontré
il y a environ deux ans alors que Le Net Blues n’en était qu’à
ses débuts. Un jour je reçois un courriel de son père
Aldo.
Il me félicitais de mon initiative à couvrir le blues de chez-nous et il me parla de son fils. En ces temps-là, j’organisais régulièrement des Jams avec divers amis et invités, c’est alors que j’ai proposé à Vincent de venir jouer avec notre « gang de p’tit vieux. » À peine 16 ans et il contrôlait déjà les musiques des Steve Ray Vaughan et Hendrix. Je ne vous parlerai pas de toute sa dextérité d’exécution aux divers solos les plus explosifs, j’aimerais plutôt souligner la présence de cette maturité et cette fougue intérieure qui est vraiment surprenante pour son âge. Nul doute que nous lui prévoyons une belle carrière. Maintenant à 18 ans, il se consacre entièrement à la guitare. Sans détour il nous confirme son intention et ses projets d’auteur/compositeur. |
Vincent Druda & The Voodoo
Blues
Vincent Druda guitare - Dany Mathieu batterie
- Gaétan Boulerice basse