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Une route toute tracée.
Je me souviens de lui en entrevue à la télé lorsqu'il était adoslescent alors qu’il répondait un peu timidement à l’animateur... Fort des influences des plus grands blueman on invite donc le jeune prodige à jouer une pièce. À la deuxième mesures j'ai augmenté le son de ma télé pour découvrir ce bouillant guitariste. Il tirait et frappait les cordes de sa guitare Télécaster si intensément que c’était presque manquer de respect à la compagnie Fender. Blague à part, je me souviens à l’époque avoir pensé '' il ira loin le p’tit gars. '' Aujourd’hui, pour Le Net Blues je rencontre plusieurs groupes ou musiciens et j’entends souvent ce commentaire: ''As-tu vu le guitariste ou le groupe d’hier ? Le guitariste était aussi bon que Steve Hill.'' Le p’tit gars de Trois-Rivières est devenu l’idole, la référence, le niveau d’excellence à atteindre pour plusieurs. Il influence déjà une génération de nouveaux guitaristes. Un autre commentaire d’admirateur sur le côté d’une scène lui demandait ''Hey Steve, je t’ai vu jouer un lead guitar là où il n’y a pas de frette…'' Et lui de répondre: ''Les frettes ils sont dans ma tête.'' Pas de barrière pour Steve tout comme les frettes de sa guitare. |
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De son premier album en 1997 suivit de l’excellent
Call It What You Will en 1999 il accumule les honneurs, aux files
de ses réalisations il est plusieurs fois nominés aux Juno
Awards et aux Félix de L'ADISQ. Gagnant d'un Maple Blues Awards
catégorie artiste/électrique il est aussi gagnant en 2003
d' un Lys Blues catégorie performance. On ne s'étonne plus
par ses apparitions aux côtés des BB King, Buddy Guy, Jimmy,
fils de Steve Ray Vaughan, ou le cousin louisianais Zachary
Richard au Festiblues de Montréal 2002.
J'ai en tête également ses performances aux Fêtes de la Saint-Jean où il a littéralement fait craquer les quelques 200,000 spectateurs présents au Parc Maisoneuve de Montréal en juin dernier, au festival d'harmonica de Carl Tremblay au Café Campus de Montréal avec un solo de Slide Guitar mordant dont on est pas prêt d'oublier, |
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de sa participation au Festival de Jazz de Montréal 2003 devant
l'un des plus grands rassemblements de cette scène et de ses multiples
participations et collaborations aux festivals de blues un peu partout
au Québec. On se souvient également de l'heureux mélange
Steve Hill et Nanette Workman dans Root 'n' Blues. Cet été
en 2004 il fera une tournée avec Pagliaro.
La roue tourne et continue d'explorer. De son propre studio il va encore plus loin. Il prend le temps de peaufiner et collabore à l'enregistrement du groupe des Junkyard Dogs qui l'accompagnent présentement sur scène. Il crée également sa propre compagnie de disque TR mafia, TR pour Trois Rivières son origine et mafia hum... disons pour le côté musical et rebelle. Parlons de son nouveau CD enregistré presque entièrement au studio de Morin-Heights, Domino,12 pièces à saveur plutôt Rock et l'incontournable solo de guitare bluezy de Steve. L'album comprend également quelques chansons françaises avec de belles collaborations des Stefie Shock, Ray Bonneville, Éric Lavallée, J. Bishop et Tim Loftin. Un album à la fois raffiné et cru. Une suite logique du pouvoir de création en quête d'exploration et de nouveauté. Un p'tit bijou qu'on gagne à écouter et à réécouter. À peine sortie sur le marché il nous promet sans trop de détail un prochain album de guitare comme il dit. Il n'a pas encore 30 ans et déjà sa feuille de route est bondée de grande réalisation. Un grand de chez nous à suivre. Réjean Nadon |